NOTRE BOOKCLUB
La prochaine rencontre du bookclub aura lieu le vendredi 14 juin 2013 à 18h00 à l'Alliance Française. Nous aurons lu les 111 premières pages de La vie devant soi de Romain Gary (Emile Ajar).

Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que " ça ne pardonne pas " et parce qu'il n'est " pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur ". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son " trou juif ", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré " des peuples à disposer d'eux-mêmes " qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.
Mars 2013: Nââândé!?, Les tribulations d'une japonaise à Paris de Eriko Nakamura Nââândé ! ? (Ohlala mais que se passe t-il ! ?), c’est le cri que cette japonaise, vivant à Paris depuis dix ans, continue de pousser chaque jour ou presque dans le métro, chez le médecin, dans un dîner en ville, lors d’un mariage, d’un réveillon, face à un policier, au volant de sa voiture, sur la banquette d’un taxi, dans des toilettes publiques, en boîte de nuit ou chez le boucher. Le médecin ? Le « déshabillez-vous » de nos généralistes est une terrible offense pour les japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner en blouse. Le mariage ? Mais quelle pagaille : chez les japonais c’est une cérémonie réglée à la minute près. Le metro? Mais où sont-ils les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est normal. Les toilettes publiques ? En découvrant le soin qu’ils apportent à ces lieux, on comprend que les nôtres leur paraissent ”Nââândé !” Avec humour et sagacité, Eriko Nakamura fait le tour de nos façons d’être, en nous expliquant comment cela se passe chez elle. Pudeur, raffinement et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement violent... au point que certains japonais visitant la capitale pour la première fois sont victimes d’une dépression violente : « le syndrome de Paris ». Portrait décapant et inédit de la vie parisienne, ce livre est aussi l’occasion de découvrir, de façon ludique, la société japonaise. Une société qui accorde tellement peu de place à l’individu qu’on comprend pourquoi Paris - même si elle est une épreuve - reste un fantasme pour les japonais, et surtout pour les japonaises.
Janvier 2013: Bienvenue parmi nous de Eric Holder
Malgré sa renommée, Taillandier, la soixantaine, a brusquement cessé de peindre. En pleine déprime, il décide de partir de chez lui, sans but précis et sans donner d’explication à ses proches. Au cours de son périple, il fait l’étrange rencontre d’une adolescente égarée, Marylou, que sa mère a r
ejetée. La gamine perdue et l’homme au bout du rouleau feront un bout de chemin ensemble. Finalement, vivant tels un père et sa fille, dans la quiétude d’une maison de location, ils se feront «la courte échelle» et retrouveront un nouveau sens à leur vie.
Découvrez ici Olivier Barrot présentant le livre dans l'émission
Un
livre un jour
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Octobre 2012: Le Serment des barbares de Boualem Sansal
Le roman de Boualem Sansal s'ouvre sur une grande et puissante description de la petite ville de Rouiba, non loin d'Alger. Là, comme partout en Algérie, on peut mesurer la métamorphose des villes et la métamorphose des hommesque ces trente dernières années ont transfigurés tragiquement. Après trente ans justement, Abdallah, un modeste ouvrier agricole parti travailler en France, de retour enfin au pays, ne reconnaît plus ni la terre, ni les siens. 'J' ai laissé un paradis, je retrouve un enfer', confie-t-il à son frère. Absent au monde, ressassant les souvenirs d'une période heureuse où il travaillait au service des colons, Abdallah l'incompris, le marginal, se retire dans une vieille bicoque, à la sortie de la ville, près du cimetière chrétien. Un jour, on le retrouve assassiné. À ses côtés, un autre homme a été tué. Il s'agit de Si Moh, une sorte de petit parrain local, l'antithèse complète d'Abdallah. Larbi, un vieil inspecteur qui tente d'éviter comme il le peut toute forme de corruption, mène l'enquête.
Qui est Boualem Sansal ? Cliquez ici pour le découvrir. (Source : www.evene.fr)
Juillet 2012: Ce que je sais de Véra Candida de Véronique Ovaldé
La romancière déploie, à bride abattue, l'étonnant destin d'une lignée de filles-mères. Une saga formidable, aux accents sud-américains.
Elle a beau avoir depuis longtemps délaissé le triste pavillon familial de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, s'être éloignée de son rude peintre en bâtiment de père, ne plus lire en cachette Hemingway ou Boris Vian, Véronique Ovaldé n'en a pas fini avec ses rêves d'ailleurs.
Grâce de l'écrivain que de garder cette part d'enfance? Force de l'écrivain que de prouver au monde que le fatum n'existe pas? Pierre après pierre, Véronique Ovaldé, 37 ans, entrée dans l'édition par la petite porte - et aujourd'hui chef de fabrication chez Albin Michel Jeunesse - construit son univers. Un univers bien à elle, où respectabilité, liberté et vulnérabilité tentent la coexistence pacifique. Après Le Sommeil des poissons, en 2000, son premier roman, Les hommes en général me plaisent beaucoup, en 2003, ou encore Et mon coeur transparent, prix France Culture-Télérama 2008, voici Ce que je sais de Vera Candida, le formidable récit onirique d'une lignée de mères célibataires nées sous le soleil trompeur des Caraïbes.
Et pour connaître la romancière de façon ludique : cliquez ici ! (Source : l'Express Culture avec Lire)
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